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🇫🇷 Venezuela : les Portugais restent, malgré les séismes — un miroir pour toute diaspora
🇬🇧 Venezuela: The Portuguese Are Staying, Despite the Earthquakes — A Mirror for Every Diaspora


🇫🇷 Ils sont environ 600 000 Portugais recensés au Venezuela — la communauté elle-même parle plutôt de 1,2 million, contre 1,5 million il y a cinq ans. Depuis le double séisme qui a frappé le pays le 24 juin, 138 Portugais et lusodescendants ont perdu la vie, dont 29 mineurs. Et pourtant, l’ambassadeur du Portugal à Caracas, Frederico Silva, a écarté ce week-end l’idée d’un retour massif au pays : « un nombre très, très petit » de rapatriements a eu lieu, a-t-il précisé à l’agence Lusa.

La raison tient en une phrase de l’ambassadeur : la communauté portugaise et lusodescendante est « profondément intégrée dans la société vénézuélienne ». Ceux qui ont tout perdu veulent reconstruire là-bas — leur mode de vie, leur famille, leur vie. Le Portugal envoie des missions de secours, d’ingénieurs, d’aide humanitaire, et prépare désormais un programme culturel et psychologique pour accompagner les âmes, pas seulement les bâtiments.

C’est une histoire qui parle à quiconque a un jour fait le choix de partir loin de son pays natal — même si les circonstances n’ont rien de comparable. Ceux qui, comme les Portugais du Canada ou des États-Unis, ont bâti une vie ailleurs et rentrent parfois au pays à la retraite, savent ce que c’est que ce lien qu’on ne coupe pas facilement, même quand tout vacille autour de soi. La voisine brésilienne, l’ami argentin installé à Lisbonne : tous partagent, à leur façon, ce même attachement têtu à l’endroit où l’on a choisi de vivre.



🇬🇧 Around 600,000 Portuguese nationals are officially registered in Venezuela — the community itself puts the figure closer to 1.2 million, down from 1.5 million five years ago. Since the double earthquake that struck the country on June 24, 138 Portuguese nationals and descendants have died, including 29 minors. And yet Portugal’s ambassador in Caracas, Frederico Silva, this weekend ruled out any scenario of a mass return home: only « a very, very small number » of repatriations have taken place, he told the Lusa news agency.

The reason comes down to one line from the ambassador: the Portuguese and Luso-descendant community is « deeply integrated into Venezuelan society. » Those who lost everything want to rebuild there — their way of life, their family, their life. Portugal is sending rescue missions, engineers, humanitarian aid, and is now preparing a cultural and psychological support programme to care for people’s spirits, not just their buildings.

It’s a story that speaks to anyone who has ever chosen to build a life far from home — even if the circumstances bear no comparison. Those who, like Portuguese communities in Canada or the US, built a life abroad and sometimes return home to retire, know what it means to hold on to a place even when everything around it is shaking. The Brazilian neighbour next door, the Argentine friend settled in Lisbon: each carries, in their own way, that same stubborn attachment to the place they chose to live.

Source :  RTP Notícias