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🇫🇷 Le Portugal rachète 13,7 % de son réseau électrique… au fondateur de Zara
🇬🇧 Portugal Buys Back 13.7% of Its Power Grid… From Zara’s Founder


🇫🇷 L’État portugais revient au capital de REN, l’entreprise qui gère les grandes lignes électriques à très haute tension et le transport de gaz naturel du pays — douze ans après s’en être complètement retiré. Le vendeur ne manque pas de sel : il s’agit d’Amancio Ortega, le fondateur de Zara, à travers son véhicule d’investissement Pontegadea.

Concrètement, Pontegadea a cédé à Parpública, la société qui gère les participations de l’État portugais dans les entreprises stratégiques, environ 91,7 millions d’actions de REN, soit 13,7 % du capital. Le montant de la transaction n’a pas été communiqué, et l’opération reste soumise au feu vert du Tribunal de Contas, l’équivalent portugais de la Cour des comptes. Ortega était entré au capital de REN en 2021, en rachetant une part à la pétrolière omanaise Oman Oil, avant de monter progressivement jusqu’à 13,7 %.

REN n’est pas une entreprise comme une autre : c’est elle qui fait tourner le réseau électrique national à très haute tension et une bonne partie des infrastructures de gaz. Le sujet est particulièrement sensible depuis la panne géante qui a plongé toute la péninsule Ibérique dans le noir en avril 2025. Le Premier ministre Luís Montenegro plaidait déjà, avant même son arrivée au pouvoir, pour que l’État garde la main sur ce type d’infrastructure jugée vitale — et le gouvernement prépare en parallèle un fonds souverain destiné à investir dans l’énergie, les télécommunications et les grandes infrastructures du pays.

Pour un résident au Portugal, ce rachat ne change rien à la facture d’électricité dès demain matin. Mais c’est un signal politique clair : après une décennie de désengagement, l’État reprend pied dans un secteur qu’il considère désormais comme trop stratégique pour rester hors de contrôle public — dans un pays où la sécurité énergétique est redevenue un sujet politique de premier plan depuis la panne de 2025.



🇬🇧 Portugal’s state is returning to the capital of REN, the company that operates the country’s high-voltage power grid and natural gas transport network — twelve years after fully exiting it. The seller has a nice twist to it: Amancio Ortega, the founder of Zara, through his investment vehicle Pontegadea.

Under the deal, Pontegadea is transferring around 91.7 million REN shares, roughly 13.7% of the company’s capital, to Parpública, the state body that manages Portugal’s strategic holdings. The transaction amount hasn’t been disclosed, and the deal still needs sign-off from the Tribunal de Contas, Portugal’s Court of Auditors. Ortega first bought into REN in 2021, acquiring a stake from Omani state oil firm Oman Oil, before gradually building it up to 13.7%.

REN isn’t just any company: it runs Portugal’s national high-voltage electricity grid and a large share of its gas infrastructure. The topic has been politically sensitive since the massive blackout that plunged the entire Iberian Peninsula into darkness in April 2025. Prime Minister Luís Montenegro had already argued, even before taking office, that the state should keep a hand on this kind of critical infrastructure — and the government is separately preparing a sovereign wealth fund aimed at investing in energy, telecoms and major infrastructure.

For residents in Portugal, this buyback won’t change your electricity bill tomorrow morning. But it’s a clear political signal: after a decade of stepping back, the state is moving back into a sector it now sees as too strategic to leave entirely outside public control — in a country where energy security has become a front-line political issue again since the 2025 blackout.

Source :  Bloomberg